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Destinations-nautisme

Desolation Sound - Colombie-Britannique

Imaginez : le soleil se lève sur un matin d’août en 1792 et la journée s’annonce aussi chaude et humide que celles qui l’ont précédée depuis la mi-juin. Le capitaine George Vancouver, de la Marine royale britannique, poursuit son chemin tout le long du littoral ouest de l’Amérique du Nord, explorant chaque anse et chaque recoin en vue de découvrir le mythique passage du Nord-Ouest, jusqu’ici insaisissable. Son embarcation est ancrée à environ 100 miles au nord-ouest d’un endroit qui, selon lui, constituerait un peuplement idéal (il pense même à l’appeler Vancouver). Depuis un temps avant d'ancrer, il avait navigué sur une vaste masse d’eau pourtant bien protégée, blottie entre une île montagneuse et fortement boisée à l’ouest (qu’il pense même à appeler l’île de Vancouver) et, à l’est, de terres continentales aux pics montagneux encore plus impressionnants et aux forêts encore plus denses. Jusqu’ici, le capitaine Vancouver n’a découvert qu’une série infinie de montagnes aux sommets enneigés, de chutes d’eau, d’aigles, d’ours, de chevreuils, de chèvres de montagne, de dauphins, de baleines grises, d'épaulards, de saumon… et encore de saumon. Son navire est maintenant ancré dans un coin perdu entouré de petites îles et d’étroites voies navigables ressemblant à des fjords et se frayant un chemin entre des montagnes escarpées de 5 000 à 7 000 pieds. Son équipage abat de moins en moins de travail : mystérieusement, les matelots semblent se jeter à l’eau à tout bout de champ, sans raison… Ou est-ce vraiment sans raison? Le bon capitaine croit que l’apaisante eau de mer, à 75 degrés Fahrenheit, y est pour quelque chose… Dans une ère où les « nations amies » sont particulièrement difficiles à dénicher, le capitaine apprécie les amicaux Espagnols dont les embarcations sont à proximité, malgré le fait que ces bons vivants viennent boire tout son précieux vin. C’est la canicule. La perruque du capitaine lui donne des démangeaisons terribles et, après une soirée endiablée avec les Espagnols, une migraine le terrasse. « Que Dieu m’entende, pense-t-il. Cet endroit devrait porter un nom qui lui convient : “Desolation Sound”. »

Imaginez : le soleil se lève sur un matin d’août en 2007 et la journée s’annonce chaude et belle, une journée idéale pour jeter l’ancre dans le détroit Desolation Sound (mais qui donc a affublé un endroit si saisissant d’un nom pareil?). Vous savez, sans aucun doute, que vous commencerez la journée par une courte baignade dans cette eau magnifique qui frise les 21 degrés Celsius, entourée de majestueux pics montagneux.